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Dijon, il y a urgence sanitaire et humanitaire pour les demandeurs d’asile !

Dijon, il y a urgence sanitaire et humanitaire pour les demandeurs d’asile !

Dès mon élection en juin 2012, j’ai été saisi par ce dossier peu médiatisé et qui intéresse peu de personnes, mais pour lequel il faut se battre, car derrière les mots : « demandeurs d’asile », il y a des hommes, des femmes et des enfants qui vivent dans la précarité en attendant une réponse de l’OFPRA (Office Français de Protection des réfugiés et Apatrides).

Avec la régionalisation de l’accueil des demandeurs d’asile, la préfecture de Côte d’Or a vu le nombre de demandeurs d’asile explosé de 627 % entre 2007 et 2012.

Les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile sont saturés et ne peuvent plus proposer de places d’hébergement. Il en est de même pour la Plateforme d’Accueil des Primo-Arrivants. De fortes tensions apparaissent sur les dispositifs d’urgence. Cette saturation des places conduit à une dégradation des conditions d’accueil des familles qui se trouvent ainsi en grande difficulté. L’agglomération dijonnaise n’est pas en mesure d’absorber un aussi grand nombre de demandeurs d’asile pour les accueillir dans de bonnes conditions.

Ce dossier, je le suis en étroite relation avec les associations de soutien aux demandeurs d’asile, Monsieur le Préfet de la Côte d’Or et Monsieur le Ministre de l’intérieur.

Lors de l’examen du Projet de Loi de Finances pour 2013, j’ai voté les crédits supplémentaires, pour renforcer les effectifs de l’OFPRA. Car il est important d’accélérer le traitement des demandes et donc de reconduire dans leur pays d’origine les personnes à qui le statut de réfugié n’a pas été accordé.

A l’approche de la trêve hivernale, plusieurs demandeurs d’asile vont se retrouver sans hébergement et dans des situations précaires. Des hommes, des femmes et parfois des enfants, dormiront dans les rues, dans les squares, sous les porches, dans les parkings ou dans les squats le plus souvent insalubres.

Ces situations sont inhumaines et voilà pourquoi je m’en fais l’écho auprès des autorités compétentes. Il y a urgence, mais un tel retard a été pris dans la gestion de ce dossier, que nous ne pouvons pas en quelques mois rattraper des années d’immobilisme.