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IVG: 40 ans après, un droit effectif renforcé

IVG: 40 ans après, un droit effectif renforcé

A l’occasion du quarantième anniversaire de la loi Veil, je me félicite du nouveau plan national présenté par le Gouvernement pour rendre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) plus accessible à toutes les femmes et partout en France.

En France, environ une femme sur trois a  eu recours à l’IVG. En 2013, près de 217 000 IVG ont été réalisées en France.

Ce plan permettra de mieux informer les femmes sur leurs droits, de simplifier et d’améliorer leurs parcours et de garantir une offre diversifiée sur tout le territoire.
Il vise à 3 objectifs :

  • Mieux informer les femmes sur leurs droits. Le Programme facilitera l’accès à une information fiable et neutre sur la sexualité, la contraception et l’IVG (par le numéro national d’appel opérationnel en septembre 2015 ; par la campagne nationale d’information pour faire connaître ce numéro et le site www.ivg.gouv.fr, lancée en septembre 2015 ; par la création d’un portail web) afin notamment de lutter contre la désinformation par certains mouvements anti-IVG.
  • Simplifier et améliorer le parcours des femmes. L’IVG sera réellement gratuit grâce à une révision de la composition du forfait IVG, lui-même remboursé à 100%. L’échographie de datation, indispensable à la demande d’IVG, n’était par exemple pas prise en charge jusqu’alors. Une procédure plus efficace pour les IVG d’urgence entre 10 et 12 semaines de grossesse sera formalisée d’ici juillet 2015. L’élaboration de guides de bonnes pratiques à l’usage des femmes et des professionnels de l’IVG (médecins, sages-femmes, échographes, etc.) devrait contribuer à ce que les femmes voient leur choix respecté, sans culpabilisation.
  • Garantir une offre diversifiée sur tout le territoire. C’est un aspect majeur, afin d’éviter le plus possible les avortements tardifs toujours plus risqués. Il sera demandé à chaque ARS de formaliser un plan régional pour l’accès à l’avortement, sur le modèle des expériences réussies. Parce que la moitié des IVG sont réalisées en ville, il sera permis dans le cadre du projet de loi santé, la pratique de l’IVG dans un nombre plus important de lieux de proximité (IVG chirurgicales dans les centres de santé) et par de nouveaux professionnels (IVG médicamenteuses par les sages-femmes qui peuvent déjà prescrire la contraception). La coordination des actrices et acteurs de l’IVG sera mieux organisée (installation d’une commission pour une meilleure analyse des connaissances au 1er trimestre 2015).

Tous ces progrès vont permettre à toutes les femmes d’user plus facilement de leur droit dans des conditions psychologiques, sanitaires et économiques, dignes et sûres. Le droit des femmes à disposer de leur corps est un gage de leur émancipation.

>>> Communiqué – IVG: 40ans après, un droit toujours effectif