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Le gouvernement Ayrault marque une rupture dans la lutte contre l’exclusion

Le gouvernement Ayrault marque une rupture dans la lutte contre l’exclusion

La France est en état d’alerte sociale. La pauvreté loin de se réduire, touche 14,1% de la population ; près de 9 millions de personnes vivent avec moins de 1000 euros par mois ; 3,5 millions sont mal logés ; près d’un million ont recours à l’aide alimentaire ; 1 français sur 5 ne se soigne plus pour des raisons financières.

Les 10 et 11 décembre dernier, la conférence nationale contre la pauvreté et l’inclusion sociale a marqué une étape importante dans la mise en œuvre de la politique de solidarité du gouvernement.

Ce pacte de solidarité marque une double rupture :

–          Rupture avec la politique de stigmatisation des plus pauvres que la droite a véhiculée en assimilant solidarité et assistanat ;

–          Rupture avec la politique des pansements qui consiste à additionner les mesures ponctuelles, sans cohérence d’ensemble.

Les priorités sont claires :

–          Le gouvernement s’engage sur le rattrapage du niveau du RSA socle (aujourd’hui à 43% du SMIC, par rapport au 50% du niveau d’origine). Le RSA sera augmenté de 10%  à l’horizon de 2017.

–          Le gouvernement mettra en place en septembre 2013 une « garantie jeunes » pour les 18-25 ans qui sont sans emploi, sans formation, en situation d’isolement et de grande précarité. Il s’agit d’accompagner le jeune dans une formation ou un emploi avec une allocation équivalente au RSA.

–          Les prestations familiales seront réorientées vers les familles les plus modestes.

–          Le barème de ressources de la CMU-c sera révisé à la hausse, pour permettre à 500 000 personnes supplémentaires de pouvoir en bénéficier. La lutte contre les inégalités de santé est une priorité de l’action du gouvernement.

–          L’investissement massif pour l’hébergement et l’accès au logement. Création de 8000 places de plus d’hébergement d’urgence et la construction de 150 000 logements sociaux.