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Le refus de l’échec scolaire

Le refus de l’échec scolaire

96873f2aaeA l’occasion de la 7e journée nationale du refus de l’échec scolaire, l’Association de la fondation étudiante pour la Ville (Afev) a publié un rapport qui met en exergue le poids des déterminismes économiques, sociaux et culturels – dans la réussite des élèves à l’école (32% des enfants d’ouvriers sortent du système éducatif sans diplôme contre 5% pour ceux de cadres).

Le système éducatif français ne se contente pas de reproduire les inégalités, il les aggrave. Entre 2007 et 2012, la proportion des élèves qui maîtrisent les compétences de base en français s’est dégradée de manière plus importante en zone d’éducation prioritaire que dans le reste du territoire.

C’est la raison pour laquelle la loi du 8 juillet 2013 pour la Refondation de l’école a fixé comme objectif de ramener à moins de 10% les écarts de réussite scolaire entre les élèves de l’éducation prioritaire et les autres élèves.

Depuis 2012, l’éducation est au cœur des priorités du gouvernement et de sa majorité.

Les premiers résultats de la loi de refondation de l’école sont déjà visibles sur le terrain avec la création de 22.000 postes d’enseignants supplémentaires à la rentrée 2014, la mise en place de nouveaux rythmes scolaires mieux adaptés aux apprentissages des élèves, la formation continue pour les enseignants et les personnels, la généralisation en cours des activités périscolaires pour tous les enfants, le développement du numérique.

La lutte contre l’échec scolaire se traduit également par la refonte de l’éducation prioritaire qui sera pleinement à l’œuvre l’an prochain, mais qui a déjà été précédée par le lancement de la  scolarisation des enfants de moins de 3 ans, véritable levier dans la lutte contre les inégalités  et par le dispositif « plus de maîtres que de classes » pour un meilleur accompagnement des élèves.

Dès 2015, d’autres mesures seront engagées avec le développement des internats de proximité pour que les élèves issus de milieux modestes bénéficient de conditions d’hébergement propices à leurs études, les incitations financières pour les enseignants (+50% pour l’indemnité annuelle à partir de 2015, +100% pour ceux qui exercent dans les réseaux les plus difficiles) pour stabiliser les équipes pédagogiques; un référentiel pédagogique et un grand plan de formation pour les enseignants; l’accueil des familles à l’école chaque matin afin de mieux les intéresser à la vie scolaire.

Je soutiens pleinement ces mesures qui vont dans le bon sens. D’autres chantiers devront s’ouvrir : la revalorisation de l’enseignement professionnel, la création d’un continuum éducatif primaire-collège.

>>> Communiqué – refus de l’échec scolaire